Qu’est-ce Que La Fourbure équine?

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Un petit déséquilibre dans une partie du corps du cheval peut déclencher un problème sérieux dans une autre partie. Ici, nous parlons de la fourbure et de sa relation possible avec le système gastro-intestinal.
Qu'est-ce que la fourbure équine ?

La fourbure du cheval, également appelée boiterie, est l’inflammation des parties molles du sabot, d’aspect laminaire. Ces « plaques » relient la partie cornée du sabot à la troisième phalange (ou tejuelo), qui est le dernier os du pied du cheval.

C’est malheureusement un problème fréquent chez tous les équidés, même s’il a également été décrit chez les ovins, caprins et porcins. Mais celle dont souffrent ces quadrupèdes élancés est la plus grave et la plus fréquente en clinique vétérinaire.

La fourbure chez le cheval : une petite approche de l’anatomie du sabot

Chez un animal sain, la troisième phalange est attachée à l’intérieur de la partie cornée du sabot par un appareil suspenseur. La surface intérieure du casque est pliée sous forme de feuilles pour augmenter l’espace d’adhérence de ce dispositif suspenseur. Chez un cheval boiteux, ces lamelles se rompent et la phalange n’est plus correctement attachée au sabot.

Le sabot d'un cheval heurte le sol.

Le poids du cheval et ses propres mouvements continueront, comme d’habitude, à pousser l’os de l’orteil vers le sol. Mais sans la protection du casque, les vaisseaux sanguins se rompent et les tissus mous gonflent. Par conséquent, la douleur aiguë et la boiterie ne tardent pas à apparaître.

Début et évolution de la maladie

La fourbure commence lorsque la cause déclenche une séparation laminaire, ce qui peut durer entre 30 et 40 heures. Durant cette période, avant que les symptômes n’apparaissent aux extrémités, le cheval éprouve généralement des problèmes :

  • Gastro-intestinal.
  • Respiratoire.
  • reproducteur.
  • Reins.
  • endocrine.
  • Immunologique.

Ces altérations multisystémiques, anatomiquement éloignées du sabot, sont dues à l’inconfort généré par la désorganisation de l’anatomie lamellaire. C’est ce qu’on appelle la phase de développement et elle n’apparaît pas toujours. Il y a des animaux qui passent directement à la phase aiguë, sans qu’un problème de santé apparent soit survenu auparavant.

phase aigüe

Comme nous l’avons dit, la phase de développement finit par se confondre avec la phase aiguë, lorsque les premiers signes de douleur au pied apparaissent. Elle dure à partir de ce moment jusqu’à ce qu’il y ait des signes cliniques de déplacement de la phalange à l’intérieur du sabot.

Un cheval atteint de fourbure aiguë a tendance à déplacer son poids d’un pied à l’autre. Ce comportement est sans aucun doute effectué pour soulager la douleur. Même ainsi, à un moment donné, l’animal est obligé de s’appuyer à nouveau sur le pied affecté et l’inconfort revient sans remède.

phase chronique

Si le cheval ne meurt pas pendant la phase aiguë, il subira un déplacement de la phalange à l’intérieur du sabot. C’est la caractéristique de la fourbure chronique et on peut le voir sur une radiographie. Les symptômes de cette phase de la maladie peuvent durer indéfiniment, notamment :

  • Boiterie légère mais persistante.
  • Douleur intense, le cheval voudra passer plus de temps allongé.
  • Dégénérescence totale des fixations lamellaires.
  • Déformation de la paroi de la coque.
  • Pénétration de la sole du sabot par l’os déplacé.

Quelle est la gravité de la fourbure chez les chevaux?

On pourrait dire que la fourbure est la maladie la plus grave du pied bot. En fait, on en parle comme de la deuxième cause de mortalité chez les chevaux, après les coliques. S’il n’y a pas de mortalité due à des causes naturelles, on a généralement recours à l’euthanasie, en raison de la souffrance permanente de l’animal.

Note finale : la fourbure chez les chevaux et sa relation avec le tractus gastro-intestinal

La plupart des auteurs affirment que la fourbure est une séquelle d’un événement éloigné, non lié au pied. Ceci, à première vue, peut sembler étrange. Mais à plusieurs reprises, il a été démontré que cette maladie implique directement le tractus gastro-intestinal. Les causes ont été décrites comme :

  • Consommation excessive de céréales et de glucides.
  • Inflammation de l’intestin grêle.
  • coliques.
  • diarrhée aiguë.

Mais il y a une cause qui éveille, notamment, la curiosité de nombreux vétérinaires. C’est l’altération du métabolisme de l’insuline. On dit que les chevaux ayant des antécédents de résistance à l’insuline sont sujets à la fourbure.

Pour tester cette hypothèse, des études expérimentales ont été menées sur des chevaux, en surveillant certains spécimens présentant une hyperinsulinémie prolongée. Tous ont fini par développer une fourbure en moins de 72 heures.

Un cheval couvert pour prévenir la fourbure.

Pour cette raison, il est recommandé que les équidés subissent des tests sanguins réguliers. Ainsi, si une hyperinsulinémie est détectée, des techniques peuvent être utilisées pour réduire sa concentration dans le sang et , surtout, restaurer la sensibilité à l’insuline. Par exemple, grâce à des régimes amaigrissants à faible indice glycémique et à une activité physique modérée.

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