Méthodes De Régulation Homéostatique

Les êtres vivants disposent de multiples mécanismes pour faire face à un monde qui change
Méthodes de régulation homéostatique

Les êtres vivants sont exposés à une multitude de stimuli en permanence. Il est donc nécessaire de disposer de mécanismes de régulation homéostatique capables de maintenir la stabilité interne.

Homéostasie et environnement interne

Au milieu du XIXe siècle, le physiologiste français Claude Bernard s’est rendu compte de la constance de l’environnement interne dans lequel les cellules des organismes étaient disposées, par rapport aux propriétés changeantes de l’extérieur.

Près d’un siècle plus tard, le physiologiste américain WB Cannon a établi que cet équilibre était le résultat d’un ensemble de mécanismes physiologiques capables de maintenir une série de concentrations ou de valeurs internes nécessaires à la survie.

Canon a proposé le terme  homéostasie  pour désigner le caractère « stable » de l’environnement interne, par opposition aux fluctuations externes. Paradoxalement, la complexité de ces processus physiologiques réside dans une constante dynamique d’autorégulation.

Mécanismes de régulation homéostatique

Les cellules des êtres vivants ne maintiennent leur viabilité que dans des intervalles spécifiques de températures, de pH, de concentrations ioniques et de nutriments selon les espèces. Cependant, les organismes dépendent d’un environnement externe changeant pour obtenir la matière et l’énergie nécessaires à l’équilibre interne.

Homéostasie

Les mécanismes de régulation homéostatique peuvent être classés en :

  • Rétroaction négative : se produit lorsque la valeur d’une variable est supérieure ou inférieure à celle requise pour le fonctionnement d’un certain processus ou mécanisme physiologique. En réponse, un mécanisme de régulation est activé pour inhiber la synthèse de ladite variable ou réduire sa puissance.

La régulation de la glycémie ou le maintien de la température corporelle font partie des processus biologiques régulés par cette voie.

  • Rétroaction positive : moins fréquente que le mécanisme précédent, elle contribue à l’augmentation d’un processus ou d’une fonction.

Il se produit dans les premiers stades du potentiel d’action, lorsqu’une petite dépolarisation de la membrane plasmique cellulaire génère l’ouverture de canaux sodiques qui, en pénétrant dans l’espace intracellulaire, induisent l’ouverture de plusieurs canaux sodiques. De cette manière, une plus grande dépolarisation cellulaire est obtenue. Une régulation positive se produirait également dans les premières phases de l’ovulation.

  • Antéroalimentation : mécanisme qui permet à un organisme d’anticiper des événements hautement probables. Ils peuvent être de nature à la fois négative et positive et ils se distinguent principalement dans les chaînes métaboliques et les processus de communication et de coordination neuronaux.

L’augmentation du rythme cardiaque dans les instants précédant un effort physique imminent ou encore le fonctionnement du cervelet lui-même qui, anticipant l’état du système neuromusculaire une fois le mouvement commencé, peut exécuter les ordres nerveux nécessaires.

allostase

Homéostasie et allostase

Une fois exposée la théorie homéostatique avec laquelle Bernard et Cannon justifiaient la stabilité et le fonctionnement de l’environnement interne, le neuroscientifique Sterling a proposé en 1988 une vision opposée ou, comme on l’a découvert plus tard, complémentaire de la régulation homéostatique : l’allostase.

L’allostase est un mécanisme de régulation qui, contrairement à l’équilibre homéostatique, propose que les organismes, afin de faire face aux perturbations de l’environnement externe, modifient la constance de l’environnement interne. Un exemple se produit avec la pression artérielle, qui fluctue entre des valeurs supérieures ou inférieures en fonction d’un état externe spécifique et, si elle reste constante, entraînerait la mort de l’individu.

Cette idée a finalement conduit McEwen à proposer  l’ allostase comme le processus qui maintient activement l’homéostasie. C’est-à-dire qu’il a maintenu la stabilité de l’environnement interne à travers le changement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *