Le Cheval En Afrique

Le cheval en Afrique a traversé différentes étapes à travers l’histoire ; il est actuellement considéré comme une sorte de « race envahissante », mais qui compte de plus en plus d’admirateurs
Le cheval en Afrique

En général, on a tendance à associer la faune du continent africain à des animaux exotiques, comme les lions, les rhinocéros et les girafes. Cependant, le cheval en Afrique a aussi une histoire admirable.

Dans la pratique, les caractéristiques typiques des races de chevaux africains sont une démonstration du long processus évolutif que ces équidés ont subi pour s’adapter au continent.

Ensuite, nous parlerons un peu de l’histoire du cheval en Afrique, en mettant l’accent sur le Berbère, également connu comme « le joyau de l’Afrique du Nord ».

Le Berbère : une clé pour comprendre l’histoire du cheval en Afrique

Le berbère ou berbère est la race de cheval africaine la plus emblématique. C’est une race qui s’est répandue dans tout le Maghreb grâce à sa remarquable résistance et sa capacité d’adaptation. De nombreux spécimens ont été apprivoisés par les tribus du Maghreb qui vivaient principalement à l’intérieur de l’Afrique du Nord.

Dans la mythologie africaine, il existe des histoires et des croyances très intéressantes concernant la naissance des chevaux de Barbarie. Cependant, on sait peu de choses précisément sur ses origines ; certains chercheurs vont jusqu’à supposer que leurs ancêtres pourraient être les chevaux sauvages qui ont survécu à la dernière glaciation.

Selon les légendes traditionnelles, les conquérants arabes étaient fascinés de retrouver ces équidés à l’état « semi-sauvage ». Tout s’est passé dans l’ancienne région de Barbaria, qui s’étendait du territoire qui appartient aujourd’hui à l’Algérie et au Maroc, jusqu’à la frontière avec la Libye.

Ravis de sa force, de son élégance, de son agilité et de sa résistance, les conquérants du Moyen-Orient décidèrent d’en emporter quelques spécimens avec leur armée. Ces équidés sauvages n’ont pas mis longtemps à se croiser avec des chevaux arabes ; une première génération « métisse » a été générée, qui aurait pu influencer les races actuelles de chevaux arabes.

Chevaux barbaresques en guerre

L’histoire des chevaux barbaresques dans les guerres

L’Afrique du Nord a été impliquée dans de nombreux conflits de guerre tout au long de son histoire en raison de sa situation stratégique par rapport au continent européen. Pour cette raison, le cheval berbère a été largement utilisé sur les champs de bataille jusque dans les années 1950.

Lorsque les conflits sur le sol nord-africain ont commencé à cesser, entre les années 1950 et 1960, ces équidés étaient au bord de l’extinction. Comme ils n’étaient pas utilisés à des fins de mobilité, et considérant que l’activité agricole était très limitée en raison des caractéristiques du sol et des batailles constantes, la population des Berbères a été radicalement réduite.

La situation n’a commencé à s’inverser qu’à l’initiative de quelques éleveurs algériens qui ont fondé en 1987 l’Organisation Mondiale du Cheval Barbe. Cependant, le cheval berbère actuel diffère morphologiquement de l’original, c’est-à-dire qu’il est plus robuste et plus grand.

Les chevaux africains de Namibie et leur extraordinaire évolution adaptative

Les chevaux africains en Namibie étaient initialement considérés comme une espèce envahissante, ce qui pouvait entraîner des déséquilibres dans la faune et la flore locales rares. Il y eut même un débat intense sur la nécessité ou non de les exterminer.

Cependant, la capacité d’adaptation du cheval à ce nouvel écosystème stimulant captait l’attention des habitants et de la communauté scientifique. Ces chevaux « envahisseurs » font partie des rares chevaux qui ont réussi à survivre dans un environnement désertique.

cheval namibien

Après avoir réalisé une série d’études et de tests, les scientifiques ont commencé à observer que cette adaptation était possible grâce à certains changements morphologiques et physiologiques du corps du cheval.

différences physiques

Si l’on analyse leur morphologie, ces spécimens sont plus petits que le « cheval africain standard » ; De plus, ses fonctions rénales l’amènent à moins uriner et à boire moins d’eau que les équidés des autres écosystèmes.

Cette étonnante transformation adaptative conduit les experts à se demander comment les changements climatiques affecteront les animaux, et en particulier les mammifères.

Les chevaux pourraient-ils survivre dans un environnement hostile et très difficile pour leur constitution physique ? Il n’y a toujours pas de réponses à ces questions complexes. Mais l’histoire et l’adaptabilité constante du cheval en Afrique est une évidence qu’il est impossible d’ignorer.

Pendant ce temps, les chevaux « envahissants » sont devenus une attraction touristique très populaire dans et autour de la région namibienne. Actuellement, sa population ne cesse de croître et compte déjà plus de 300 spécimens. Ces équidés semblent aussi s’être adaptés à la curiosité des spectateurs humains.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *